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Vitry sur Orne n’existe peut être pas depuis la nuit des temps, mais, certainement depuis leurs aubes.

Nous savons que le surfeur que vous êtes ne va pas perdre son temps à lire des pages d’histoire, c’est   pour cela que nous avons

essayé de vous résumer l’histoire de Vitry.

Ce résumé est tiré du livre de Vitry sur Orne écrit par Jean-Jacques Sitek aux éditions Serge Dominici. Jean-Jacques Sitek historien

local passionné nous autorise à le diffuser sur le web.

Pour toute personne intéressée par l’histoire de nos communes avec plus de précision et de détails,

ce livre est en vente à la mairie de Vitry sur Orne.

 

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Différentes dénominations de Vitry sur Orne

 

Vitriace 1033

Vitrei 1128

Vitraci 1137

Viteriacus 1236

Vitercum 1239

Valinga super Ornam fluvium XIII ème siècle

Wallingen

Vitry sur Orne

 

Chiffres de la population à différentes époques

 

1581 Vitry et Vallange de 85 à 100 habitants

1680 Vitry environ 40 habitants Beuvange environ 60 habitants

1710 Vitry de 50 à 60 habitants Beuvange de 204 à 225 habitants

1752 Vitry de 88 à 100 habitants Beuvange 266 à 290 habitants

1782 vitry de 122 à 140 habitants Beuvange 250 à 280 habitants

1802 Vitry 151 habitants Beuvange 323 habitants

1818 Vitry 172 habitants Beuvange 421 habitants

1843 Vitry 240 habitants Beuvange 400 habitants

1846 et 1848 Vitry 280 habitants Beuvange 455 habitants

1901 Vitry 531 habitants Beuvange 491 habitants

1905 Vitry-Beuvange 3809 habitants

1911 Vitry-Beuvange 1725 habitants

1932 Vitry environ 1671 habitants

1945 Vitry-Beuvange 1548 habitants

1953 Vitry-Beuvange 1968 habitants

1954 Vitry-Beuvange 2019 habitants

1962 Vitry-Beuvange 2923 habitants

1967 Vitry-Beuvange 2973 habitants

1971 Vitry-Beuvange 2708 habitants

1975 Vitry-Beuvange 2671 habitants

1982 Vitry-Beuvange 2512 habitants

1990 Vitry-Beuvange 2369 habitants

1997 Vitry-Beuvange 2386 habitants

 

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L’histoire de Vitry sur Orne

 

Situé au pied de la colline de Justemont, Vitry sur Orne traversa plusieurs périodes historiques :

Sur les hauteurs de Justemont divers objets appartenant au Néolithique(-5500/-3600ans) furent trouvés(racloirs, pointes de flèches, scies à bois, haches etc.…), des traces d’occupation humaine de la période du bronze(-1800/-750 avant notre ère)au passage à l’âge du fer(-750) ne manquèrent pas à Vitry ; l’origine romaine de Vitry ne fait aujourd’hui plus aucun doute, les preuves se sont en effet accumulées, en 1744, dans une vigne de Justemont, on trouva un caveau voûté, contenant un cercueil de plomb, il s’agirait d’un sarcophage de l’époque romaine ; plus tard, une villa gallo-romaine, dont seuls les bâtiments et les structures annexes avec un petit bâtiment sur les hauteurs de Beuvange fut découvert. Des sondages révélèrent la présence d’un habitat du Haut Moyen Age(800/1200ans), des fragments de vases se rencontrant couramment du 8ème au 12ème siècle furent trouvés ; pour le Bas Moyen Age (ou époque moderne), plusieurs crêtes de labour furent décelées, dont une fossilisée, plusieurs tombes furent aussi mises à jour. Au XIIème siècle, l’Abbaye de Justemont fut érigée grâce à la donation d’Euphémie de Watronville de la colline de Justemont, des moines s’y installèrent et l’ermite Zackarie fut le premier abbé de Justemont. A cette époque, le cadre institutionnel et administratif de nos villages était celui de la seigneurie dite haute justicière de Vitry, la seigneurie principale ou haute justicière était de tout temps le siège des droits féodaux, elle se divisait en plusieurs seigneuries plus petites, dites foncières ; elles étaient détenues par d’autres vassaux de Briey ou par les moines de Justemont.

Au XIIIème siècle, on nota l’apparition d’un petit hameau Huppigny situé entre Vallange et Vitry. En 1580, l’abbaye et Vitry souffrirent de différentes guerres, l’abbaye fut pillée et brûlée plus d’une fois, les hérétiques s’emparèrent de l’abbaye en 1591.

La guerre de Trente Ans ou l’An des Croates(1618/1648). Les mercenaires croates pillèrent Vitry, Beuvange, Vallange, Huppigny et l’abbaye ; nos villages furent entièrement démolis, par la suite la famine et les épidémies firent de nombreuses victimes. Après le désastre de 1636, nos villages de Vitry et Beuvange furent reconstruit (à l’exception de Vallange et Huppigny) par des villageois, des moines de l’abbaye ayant échappé à la mort et des gens venus des alentours.

Depuis le moyen âge, la vigne était avant tout l’activité principale de nos villages, les villageois y consacraient une grande partie de leur vie, on y trouvait aussi d’autres métiers(boulanger, menuisier, maçon etc…) ; l’ensemble du vignoble devait sûrement dépasser 100ha à la fin du 18ème siècle, le fameux vin de Justemont était un cru très recherché des gourmets. Si la paix régna de 1636 à la Révolution, ce fut les pluies, les grêles, les orages, les brouillards et les froids rigoureux qui inquiétèrent nos vignerons ; tout ceci empêchait les grappes de raisins de bien mûrir. Suite à des conditions climatiques très médiocres en 1781,le vignoble fut gravement touché. Nos villages vécurent au 18éme siècle, la brutalité de l’annexion au royaume et notamment la pression fiscale. En 1789, Briey et Thionville furent érigés en chef-lieu, Moyeuvre en chef-lieu de canton et Vitry en dépendant ; l’abbaye ne comptant plus que sept moines, les districts de Briey et de Thionville se disputèrent cette maison ; le 15 janvier 1790, un arrêté du département l’attribua à Briey. Le district de Briey ordonna la vente des biens du monastère en 1792 ; en octobre 1793, il signa l’arrêt de mort de l’abbaye, dont l’église fut abattue et vendue pierre par pierre. De 1815 à 1848, nos villages traversèrent une restauration, puis la monarchie de juillet, une deuxième République et un Second Empire de 1852 à 1870.

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Au XIXème siècle, nos villages subirent les premières retombées industrielles la vallée se transforma en vallée usinière, les hommes désertèrent la vigne pour devenir ouvriers aux usines dés De Wendel à Moyeuvre, Jamaille ou Moulin Neuf.

Le grand chambardement commença en 1889, avec la construction de l’usine de Rombas beaucoup d’hommes allèrent travailler à l’usine ; la population de Vitry se multiplia par quatre, alors que celle de Beuvange n’augmenta pas. Suite à la construction de l’usine beaucoup de changement eurent lieu tout d’abord, des maisons d’habitations, villas et d’autres immeubles furent construit, puis plusieurs commerces et cafés-restaurants complétèrent l’urbanisation du village de Vitry ; à cette époque fut bâtie la nouvelle mairie-école. Eloigné de l’usine de Rombas, le village de Beuvange connut très peu de modifications, il resta un village vigneron alors que les fils de vignerons désertèrent un à un le vignoble pour aller travailler à l’usine ; les plus anciens restaient fiers et fidèles à leurs vignes. Le déclin du vignoble de Beuvange-Justemont commença doucement à se faire sentir. Clouange s’étant agrandi considérablement, on procéda officiellement à la séparation de Clouange en 1907(Clouange était rattaché à Vitry depuis le moyen âge). Grâce à la volonté des abbés Collin, Sibille et des paroissiens une nouvelle église fut édifiée, les travaux débutèrent en 1913 et se terminèrent en 1915, la nouvelle construction conserva son clocher de 1849, l’église reçut une bénédiction provisoire le 31 mars 1915, la consécration officielle eut lieu le 25 septembre 1932.

En 1914, la première guerre mondiale fut déclarée ; Vitry-Beuvange traversa cette dure période ; en 1918 se fut l’Armistice et le retour à la France. En la mémoire de leurs enfants mort pour la France, Vitry fit édifier en 1920 un monument au mort.

L’industrie de l’Orne se remit en route, Vitry sentit à nouveau les retombées industrielles ; la population augmenta, le vignoble qui avait souffert de la guerre fut abandonné par la plupart des propriétaires, dont les fils étaient partis travailler à l’usine. Ce fut la fin du vignoble de Beuvange-Justemont.

Vitry entreprit de se moderniser et de se développer(électrification et pose de réseau téléphonique, travaux de voirie, de canalisation, travaux d’éclairage et de chauffage au gaz etc…), de nouveau arrivants y firent construire leurs habitations, beaucoup de particuliers modifièrent leurs maisons vigneronnes. Ce second essor industriel favorisa bien plus Vitry que Beuvange devenu moins peuplé, les Beuvangeois se sentirent exclus et furent très déçus des Vitriciens ; le village de Beuvange fut totalement négligé au profit de Vitry, il y eut beaucoup de plaintes et de revendications des Beuvangeois ; un peu plus tard on trouva une entente mettant ainsi en premier plan les préoccupations de Beuvange.

Puis ce fut la déclaration de la seconde guerre mondiale en 1939, Vitry-Beuvange traversa cette nouvelle guerre, septembre 1944, nos villages étaient libérés, la guerre était finie, il fallut reprendre une vie normale et tout recommencer. En 1947, Vitry inaugura un second monument aux morts dédié à la mémoire de ses martyrs. Désormais, sur les deux monuments figurèrent les noms des soldats, Malgré-nous tombés en 1914-1918, les soldats, victimes civiles, déportés et internés, Malgré-nous tombés en 1940-1944.

Le grand essor de Vitry-Beuvange commença alors, la sidérurgie lorraine et notre vallée usinière connurent leur apogée, les réussites de l’usine de Rombas, valut à Vitry-Beuvange la construction de quartiers à Vallange sur le site de l’ancien hameau détruit en 1636 pendant la guerre de Trente Ans, d’autres logements fut aussi construit. Il y eut aussi la réfection de plusieurs rues, la pose de canalisations, l’extension des réseaux d’adduction d’eaux avec une station de pompage et construction d’un réservoir ; un nouveau groupe scolaire fut réalisé et inauguré en 1956, puis l’école maternelle, dans les années soixante l’urbanisation continua avec d’autres constructions, de nouveaux commerces, l’extension et achèvement de la cité Nicoletta à coté de la première entreprise de Vitry  du nom de son fondateur Michel Nicoletta, d’autres projets furent aussi réalisés dans les années qui suivirent. L’usine de Rombas eut ses hauts, pour le développement de Vitry-Beuvange, mais aussi ses bas, car la plupart de nos traditions villageoises disparurent , il y avait surtout les nuisances sonores, les fumées et poussières de l’usine, le vacarme incessant des wagonnets aériens chargés de minerai de fer en provenance de Sainte-Marie- aux-Chênes, qui passaient au-dessus du Tivoli et du Justemont pour aller ravitailler l’usine d’Uckange. Les villageois trouvèrent d’autres occupations, ils allèrent se divertir au bal, puis la télévision fit son apparition, le tourne disque, le cinéma.

Mais les premières grèves qui éclatèrent dans les usines et mines de Lorraine dans les années 1960 fut le premier avertissement grave pour notre sidérurgie, ensuite ce fut la fermeture d’usines dans les années 1970, nos villages souffrirent de ces crises industrielles ; la population redescendit, en 1998, l’usine de Rombas s’arrêta, on entendit parler de chômage, départ de jeunes, mutations, préretraite.

En période de crise, il fallut entretenir et améliorer les extensions urbaines, assurer la gestion et lutter contre la dépopulation ; en 1969 à Vitry fut construit le C-E-S, puis son gymnase, pour redonner un nouveau souffle à Vitry une zone résidentielle fut construite, deux nouvelles classes de maternelles furent aussi réalisées pour permettre aux enfants âgés de trois ans d‘être scolarisés, un centre socioculturel fut installé dans une ancienne ferme, un étang fut aménagé au Tivoli, plusieurs animations virent aussi le jour, une zone artisanale fut installée, occupée par plusieurs entreprises ; d’autres projets de développement de quartiers et de vie culturelle se mettent en place, tout en gardant à Vitry son caractère de village. Beuvange se refait aussi une beauté avec la réfection de rues et places, le village garde toujours son caractère vigneron et son cadre champêtre.

 

Au fil des temps, Vitry-beuvange ont su préserver un cadre naturel, obligés de se défendre seuls, Vitry-Beuvange gardent présentes de prestigieuses références.

Nous, villageois, sommes fiers et restons fidèles à nos deux communes.

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